Le Mont citoyen

Démocratie – Solidarité – Écologie


Pour une autonomie citoyenne à travers l’éducation populaire

« Enfant » du Mont, j’ai vécu la plus grande partie de ma vie et effectué toute ma scolarité obligatoire dans cette commune. J’ai ensuite réalisé une formation d’employé de commerce. Plus tard, et par des chemins détournés, j’ai effectué des études en sciences politiques ; à la suite de celles-ci, engagé comme assistant doctorant à l’université de Lausanne et à l’EPFL, j’ai travaillé dans le domaine de l’histoire économique. Enfin, je me suis tourné vers l’enseignement professionnel – lieu extrêmement riche d’enseignements, non seulement pour les apprentis, mais aussi pour les formateurs.

Élu à la Municipalité en 2016 et occupant depuis le dicastère Instruction publique et affaires culturelles, j’ai notamment créé le service jeunesse et loisirs ; à présent, percevant les défis qui attendent notre territoire, je souhaite offrir mon enthousiasme et mon énergie en m’engageant pour un second mandat.

Portant depuis longtemps l’envie de m’engager pour la collectivité et le bien commun, il y a une dizaine d’années, j’ai fondé l’association Les Jardins du Mont ; celle-ci relie directement et sans intermédiaires des producteurs de la commune aux mangeurs que nous sommes, cela dans le souci de maintenir une agriculture de proximité, rémunératrice et respectueuse de l’environnement.

De plus, comme membre de la coopérative d’habitation SCHL, l’accès pour les familles, nos jeunes et nos aînés à des logements abordables fait également partie de mes préoccupations. 
Enfin, l’approfondissement de la culture démocratique constitue pour moi un souci constant. De fait, moins d’un électeur sur deux accomplit son devoir civique pour les scrutins communaux. Et pour cause : une fois les élections passées, les élus donnent l’impression de jouir d’un blanc-seing pour cinq ans et ne rendent que rarement compte de leur activité. Il est dès lors très difficile pour les habitant.es de la commune de se faire une idée des enjeux politiques locaux. Avec Le Mont citoyen, nous essayons de rendre compte de l’activité administrative et politique de la commune ; une logique de dévoilement qui vise à faire que la population se saisisse des sujets qui la concerne et prenne en main son futur. Nos différentes interventions médiatiques portent toujours en elles le but de faire émerger le débat public, inviter la population à s’impliquer dans les processus décisionnels – et donner le goût de l’avenir.

Philippe SOMSKY


Bilan 2016-2021 : nos actions à la Municipalité

Troisième volet de notre bilan 2016-2021 : nos actions à la Municipalité initiées par Philippe Somsky.

DÉMOCRATIESOLIDARITÉÉCOLOGIE
Mise en place du nouveau service de la jeunesse et des loisirs et les nouvelles prestations qui vont avec.Baisse des frais de la cantine scolaire.

Promotion de l’utilisation de produits locaux bio dans les institutions publiques de restauration collective (mise en place de l’éco-score beelong développé à l’école hôtelière de Lausanne)
Prise en compte de toutes les sociétés locales comme de véritables partenaires pour les autorités (création de l’Assemblée des Sociétés Locales).Subventions pour les études de musique à l’EMML.Soutien à la création d’un jardin en permaculture
Soutien à de nouvelles manifestations culturelles dans la commune (Fête de la musique, contes de Noël, cinéma, etc.)Mise en place d’un subventionnement de la garde d’enfants (accueil préscolaire) en fonction du revenu des parents.
Pionniers dans l’interdiction des voyages scolaires en avion.

Mesure reprise depuis par le Canton pour l’ensemble de son territoire.
Développement de l’accueil parascolaire (augmentation des places en UAPE de 125 %)
Développement d’un réseau de boîtes à livres.Gestion de la mise en place de Quartiers solidaires et soutien aux activités intergénérationnelles.
Mise en place de la manifestation Mon’Apprentissage.Développement de l’offre des activités  parascolaires (espace Yolo, livret d’activités sportives et culturelles).
Participation à l’ouverture des bâtiments communaux à tous les usages d’intérêt général.
Intervention de Philippe Somsky à propos des enjeux de l’accord TISA (projet d’accords de libre échange entre la Suisse et une cinquantaine de pays).

Une lettre a été envoyée par la Municipalité du Mont au Conseil fédéral.


Stop aux voyages en avion pour les camps scolaires

La commune du Mont-sur-Lausanne a choisi de ne plus financer les voyages en avion de ses élèves. Dans cet article publié dans 24 heures, Philippe SOMSKY, municipal des écoles, incite les autres communes à faire de même. Sur le même sujet, l’interview de Philippe SOMSKY à la RTS.

 

 


Le 29 septembre, venez à la journée sur la participation citoyenne!

Le Mont citoyen est un groupe qui cherche à expérimenter de nouvelles manières de faire de la politique. Il aimerait être un laboratoire d’idées et de pratiques nouvelles. Il pense être parfois à la hauteur de ses exigences, à d’autres reprises beaucoup moins. Son moteur réside dans l’enthousiasme de ses membres mais aussi dans le doute constant qui les habite.

Les questions qui tournent autour de la participation citoyenne nous tiennent particulièrement à cœur ; ainsi, nous souhaitons les discuter avec vous. C’est pourquoi, nous organisons une conférence citoyenne sur le thème « Faire de la politique autrement : est-ce possible ? »

Cette journée est ouverte aux habitants de la commune, à ceux des communes environnantes, aux personnes engagées en politique, aux employés de l’administration ou encore à toutes les personnes intéressées par la question de la participation citoyenne. Cette journée se veut un espace de discussions et d’échanges entre tous les participants. Les débats s’articuleront autour des interventions de nos invités:

Informations pratiques


La Créativité ou le désir d’espérance

Une intime conviction m’habite : la créativité puiserait sa source dans le principe espérance.

Aujourd’hui pourtant, il semblerait que le spleen et le désenchantement soient plutôt la norme chez l’homme occidental contemporain. Cette attitude engendre un engourdissement de l’âme, une fatigue spirituelle. On pourrait parler d’un péché d’acédie, c’est-à-dire d’un renoncement à l’espérance. Ainsi, la figure banale de la réalité est devenue l’homme unidimensionnel dont parlait H. Marcuse. C’est un homo oeconomicus désabusé qui se recroqueville dans une pensée gestionnaire et comptable : il se contente d’échanger des marchandises et de gérer le présent. Croire qu’il est possible d’agir et d’œuvrer pour la société lui semble désormais improbable. Ce positionnement confirme le renoncement d’une partie de la pensée occidentale et son deuil de l’Idéal et du Salut : on passe du citoyen au consommateur-spectateur.

Le discours dominant de l’inéluctabilité est charrié dès les années 1980 par M. Thatcher avec son fameux slogan : there is no alternative (TINA). Cette symbolique de l’inévitable, d’une société guidée uniquement par la loi du marché, nourrit la croyance d’une sortie de l’histoire. Elle hypothèque aussi notre capacité à penser de manière créative l’avenir. Dans ce cadre-là, le futur ne vaut plus ce qu’il valait, l’avenir semble sombre et l’on se noie de manière irresponsable dans un présent devenu omniprésent.

Très en phase avec cette pensée du « lâcher prise », le néostoïcisme et le bouddhisme seraient aujourd’hui les sagesses à suivre. De fait, la contemplation ou l’adaptation sonneraient comme un gage de sérieux. Ceux qui rêveraient de transformer le monde sont vus comme des fous ou des irresponsables. Au contraire, je pense qu’il est essentiel de tourner le dos au stoïcisme de soumission ou au bouddhisme de renoncement. Ces sagesses-là, traduites dans nos sociétés contemporaines peuvent aussi être vues comme les refuges pour des individus désaffiliés, en rupture d’appartenances collectives. Le néostoïcisme fait en réalité le jeu du désordre établi.

L’espérance, quant à elle, engendre l’imagination et la créativité pour penser un monde meilleur ; elle réintroduit une dimension collective dans la destinée humaine.

Dans la pensée occidentale, d’où nous vient-il ce goût de l’avenir ? Assurément du prophétisme juif qui pense que le temps mène quelque part. Ce prophétisme a ensuite été repris par l’espérance chrétienne, espérance laïcisée enfin par les Lumières sous le nom de progrès.

C’est dans cette vision du temps qui n’est plus circulaire que s’ancre l’occident ; dans ce temps droit que l’on peut choisir de construire l’avenir. Le présent se bâtit ainsi à l’aune d’un futur désirable et d’une promesse. N. Grimaldi nous appelle à se réapproprier « cette subversion continue du présent par l’avenir qu’on peut indifféremment nommer tension, ou effort, ou élan, ou désir, ou volonté ». Il nous dit encore que la conscience humaine peut prendre « l’initiative de hâter ce qu’elle attend, et de le faire advenir à force de travail et de persévérance, s’appliquant sans cesse à changer la matière du présent pour la métamorphoser, et y faisant lentement comparaître, dessiné par nos efforts, le visage de l’avenir ».

Si comme E. Morin et tant d’autres, nous faisons le constat d’un monde en « poly-crises » et d’une crise de civilisation, lorsque nous sommes guidés par le principe espérance, nous pouvons agir. En quête de sens et pas encore totalement aliénés par le capitalisme, nous cherchons alors des ruptures épistémologiques et des changements de paradigmes pour construire un monde meilleur.

Forts de ce constat et de cette volonté, faisons jaillir la créativité pour refonder le monde ! Cette dernière peut se déployer dans l’invention de nouvelles manières de travailler, voyager, consommer, éduquer, s’alimenter, faire de la politique, …

L’essentiel est que l’homme se transforme et qu’il découvre les valeurs engendrant ses motifs d’actions. Dans ce monde où l’humain est chosifié, tant de gens meurent avant d’être entièrement nés. C’est grâce à la créativité dont nous pouvons faire preuve qu’il nous est possible de naître avant de mourir. Cette naissance requiert courage, volonté et foi en l’avenir. Refusons donc le conformisme ambiant et le repli sur la sphère individuelle et domestique ; faisons donc avec créativité l’expérience de nous-mêmes en lien avec l’humanité entière.

Philippe Somsky


De jeunes municipaux s’inquiètent des accords TISA

Carmen TANNER, municipale à Yverdon et Philippe SOMSKY, municipal au Mont s’inquiètent des accords TISA et TIPP dans cet article du 24 heures.

Si vous partagez ces préoccupations, rendez-vous ce samedi 8 octobre à 15 heures sur la Place Fédérale à Berne pour manifester avec de nombreuses organisations dont SolidaritéS et UNIA.


Pas de deuxième tour au Mont-sur-Lausanne…

Comme vient de l’annoncer 24 heures, il n’y aura pas de second tour pour l’élection de la Municipalité. 7 candidats pour 7 sièges, l’élection est tacite.

L’excellente nouvelle est que le Mont citoyen, représenté par Philippe Somsky,  entre à la Municipalité.

Encore un grand merci à toutes celles et tous ceux qui nous soutiennent !

Ne vous démobilisez pas! C’est maintenant que tout commence !

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