Le Mont citoyen

Démocratie – Solidarité – Écologie


Politique du logement : une question de responsabilité sociale envers les générations futures

Nous nous engageons pour que nos autorités développent une vraie politique du logement qui favorise la réalisation de logements à loyer abordable en quantité suffisante, notamment au bénéfice des jeunes et des aînés de la Commune.

La loi vaudoise loi sur la préservation et la promotion du parc locatif (L3PL), entrée en vigueur au 1er janvier 2018, met de nouveaux outils à disposition des communes qui souhaitent promouvoir la construction de nouveaux logements qui correspondent aux besoins de la population. Elle vise en particulier à promouvoir la construction de logements d’utilité publique (LUP). Ceux-ci comprennent les logements à loyers abordables (LLA), non subventionnés, les logements à loyers modérés (LLM), des logements protégés (LP) et des loge­ments pour étudiants (LE). Cette loi a été soutenue par les habitants du Mont, qui se rendent bien compte que les loyers explosent, et que compter sur la bonne volonté des propriétaires ne suffit pas.

En effet, depuis 20 ans, notre district est en situation de pénurie avancée de logement. La Municipalité actuelle nous fait croire qu’elle agit dans ce domaine, par exemple en proposant 5% de logements d’utilité publique (LUP) dans le plan de quartier de la Clochatte. Mais selon nous, il s’agit d’une mesurette, clairement insuffisante pour répondre aux besoins. Les communes qui se préoccupent réellement du logement (par exemple Nyon ou Montreux) visent 25% de LUP dans les nouveaux plans de quartier, un taux qui permet aussi des économies d’échelle pour les investisseurs.

De plus, le Mont-sur-Lausanne est dans une situation particulière, avec son processus de remaniement parcellaire géré par le Syndicat d’amélioration foncière. Les 11 plans de quartier prévus dans ce cadre ont déjà été votés et on ne pourra plus y imposer des LUP. Il faut donc prévoir des bonus de surface de plancher disponible pour les propriétaires qui s’engagent sur une base volontaire à intégrer des LUP.

Enfin, afin que les LUP bénéficient aux personnes qui en ont réellement besoin, la Commune doit définir des critères d’attribution de ces logements, au sein d’un règlement inscrit au registre foncier (par exemple limite de revenu, nombre de personnes / m2, nombre d’années de résidence dans la Commune, tranches d’âge).

Nous voulons une vraie politique du logement socialement responsable !